Face à la montée des attaques dans la région de l’Est, l’armée Burkinabè a annoncé à travers un communiqué rendu public ce vendredi 22 octobre dans la soirée que plusieurs opérations de ratissage étaient en cours afin de « rétablir la quiétude au sein des populations ». Selon le communiqué, plusieurs individus suspects ont été appréhendés et transférés pour des investigations. Par ailleurs, des engins explosifs improvisés et des plots logistiques ont été décelés et neutralisés. Le chef d’état-major général des Armées « invite les populations à maintenir leur confiance aux Forces Armées Nationales et à leur prêter main forte en collaborant franchement ».
Le gouvernement de la transition malienne a dans un communiqué, démenti avoir mandaté qui que ce soit pour dialoguer avec les groupes terroristes liés à Al-Qaïda. D'après nos confrères de RFI, plusieurs sources dont un membre du Haut Conseil islamique (HCI) ainsi que Mamadou Koné, ministre des affaires religieuses et du culte avait confirmé cette annonce de négociations avec les terroristes. Cependant, le communiqué du gouvernement s'est voulu clair, "aucune organisation nationale ou internationale n’a été mandatée officiellement à ce jour pour mener une telle activité ».
Le gouvernement de la transition malienne vient de mandater le Haut Conseil islamique (HCI) afin d'entamer des négociations avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa ce mardi 19 octobre 2021. Cela fait maintenant près de deux ans que l'idée de négocier avec les groupes terroristes responsables de la crise malienne a émergé dans l'inconscient collectif malien. Bien que sujet à beaucoup de controverse, cette alternative d'après le Haut Conseil islamique, est conforme aux souhaits exprimés lors du Dialogue inclusif de 2019. "L’écrasante majorité de la population malienne l’a demandé avant même la Transition" , a déclaré Mamadou Koné le ministre malien des Affaires religieuses et du Culte à nos confrères de RFI. Les termes de ces négociations sont encore inconnus du grand public. Cependant l'objectif est claire à en croire Moufa Haidara, en charge des négociations au sein du HCI, "trouver un compromis, entre Maliens, pour que la guerre cesse". En rappel, Iyab AG Ghaly est le chef du mouvement Ansar ed-Dine qui sévit dans la région du Sahel depuis 2012. Amadou Koufa quant à lui est le chef de la katiba Macina, un groupe affilié à Ansar ed-Dine.
Trois militants membres du Bureau exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ont écopé de six (06) mois de suspension. Cette mesure disciplinaire prise ce samedi 16 octobre, leur impose une interdiction de la prise de parole au nom du parti, et il leur est également interdit la participation aux activités du CDP pendant la durée de la sanction. Il s'agit de Adama Tiendrebeogo dit Colonel qui est le Secrétaire national à la mobilisation des jeunes, de Ghislain Konseiga, le 2è Secrétaire adjoint à la mobilisation des jeunes et de Baguian Abdoul Karim dit Lota, 4è Secrétaire adjoint chargé de la mobilisation des jeunes du CDP. Ces sanctions font suite à la bagarre déclenchée le 23 septembre dernier au siège du parti entre les jeunes du parti, se disputant le contenu de leur déclaration à l'issue d'une conférence de presse. Ce samedi 16 octobre dans la matinée, la police est intervenue pour disperser des manifestants opposés à la prise de sanctions à l'issue de la réunion du parti convoquée à cet effet. A cette occasion, certains ont dénoncé la présence du président du parti, Eddie Komboïgo sur le site du mémorial Thomas Sankara où il s'était rendu en tant que Chef de file de l'opposition burkinabè lors du dépôt de gerbe de fleurs par le Chef de l'Etat burkinabè.
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