Troisième témoin appelé à la barre, Pierre Ouedraogo, Colonel à la retraite a apporté sa version des événements de 15 octobre. "Avant le 15, il y avait beaucoup de brouhaha et de rumeurs sur des possibles attaques", a déclaré le témoin d'entrée de jeu. D'après lui, il y avait également la multiplication des tracts dispersés à moto qui répandaient des rumeurs sur des membres du CNR inconnus du public, ce qui a créé des inquiétudes parmi les rangs. Face aux rumeurs, le témoin a indiqué que "Thomas Sankara a dit que Blaise Compaoré pouvait prendre le pouvoir quand il le voulait. Il l'a fait publiquement, les anciens membres du CNR pourront vous le confirmer. " L'ancien patron des CDR, Pierre Ouedraogo, indique que c'est également lui qui a contacté l'escadron motocycliste commando de Pô (EMC) afin de gonfler les rangs des forces sur Ouaga et appréhender les distributeurs de tracts. (Image archive)
Selon des informations concordantes et confirmées par une source interne à la gendarmerie, le chef secrétaire Compagnie de gendarmerie de la province du Kadiogo, Boubacar TRAORE surnommé le Juif s'est suicidé avec son arme, un fusil G3. Pour le moment, les raisons de son suicide ne sont pas encore connues.
Militaire radié de l’armée suite à la mutinerie de 2011, Yaro Abdoulaye, à travers l’émission le Mot à dire de WAT FM, s’est exprimé sur sa situation ainsi que celle de ses confrères. Pas de réelle réinsertion dans la société. C’est ce que nous pouvons conclure de la brève intervention de Yaro Abdoulaye sur les ondes de la radio. Selon lui, après avoir accepté les 1 500 000 francs CFA d’aide sociale offerts par le HCRUN “on est là assis, on ne connaît rien, si ce n’est pas les armes”. Dans sa tentative de trouver de l’emploi auprès des sociétés de gardiennage, ces dernières lui ont fait savoir que le gouvernement ne les autorise pas à embaucher des militaires radiés, “je me demande même si on est burkinabè (...) j’ai une famille à nourrir”, déplore-t-il. Spécialiste en armes et major de sa promotion, Yaro Abdoulaye se dit prêt à prendre les armes pour défendre la patrie, “beaucoup ont demandé à rejoindre les rangs pour appuyer les collègues, mais jusqu'à présent, nous n’avons eu aucun retour” a-t-il déclaré.
Suite à la sortie du président du Paren qualifiant les propos du Chef de file de l'opposition "d'irresponsable", Eddie KOMBOÏGO, le Chef de file de l'opposition burkinabè a cru bon de répondre à l'ancien ministre de la culture en ces termes : «Quand sans culture, on a été accidentellement nommé ministre de la culture, on ne peut qu’échouer et accuser les artistes d’être incompétents. Quand on est incapable d’avoir un seul élu pour son parti dans son propre pays, quand on a pas de base électorale… quand on n’est meme pas connu dans son propre village, on la boucle et on vient demander humblement conseil ! On doit avoir la décence de ne pas s'exprimer au nom d'un peuple qui vous a refusé tout mandat. S’il vous plaît arrêtez d’exposez en public vos carences. Vous ne convainquez personne… même pas la personne qui a eu l’indélicatesse de vous nommer comme conseiller… c’est à cause des “politicistes” comme vous là que notre pays ne fait que sombrer !»
Page 1 sur 54