Dans une interview accordée à France 24, le président de la Transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby est revenu sur les circonstances de la mort de son père en avril dernier. Il s’est également attardé sur le processus de transition que traverse le pays. "Un coup d'État, c'est quelque chose de prémédité et ce qui s'est passé au Tchad, personne ne l'a prévu”, dixit Mahamat Idriss Déby face aux rumeurs de coup d'État institutionnel qui ont entouré son accession au pouvoir, il confirme par ailleurs, que son père a bel et bien succombé à ses blessures survenues alors qu’il se trouvait au front. Mahamat Deby dément l'implication de la France dans le processus de sélection du président de la Transition. "Le Tchad est un pays souverain", a-t-il affirmé, "c'est un choix qu'on a fait et je crois que la France a compris ce choix". Pour lui, le refus de l'Union Africaine de sanctionner le territoire ne fait que valider le caractère exceptionnel de la situation tchadienne. Concernant la Transition entamée par le pays, il réaffirme son engagement à respecter le calendrier de transition, créé un cadre favorable à un dialogue inclusif et à organiser “des élections libres, démocratiques et crédibles”. Dans cet esprit, un predialogue aura lieu avec les groupes armés présents sur le territoire afin d'écouter leurs revendications.
Paris a averti ce vendredi 12 novembre Moscou que le déploiement de mercenaires de la société paramilitaire russe Wagner dans la bande sahélo-saharienne serait «inacceptable», lors d'une rencontre ministérielle bilatérale à Paris. Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, ont lors d'un entretien à Paris avec leurs homologues Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou «réitéré leurs messages de fermeté quant aux risques de déstabilisation régionale et d'atteinte aux intérêts de la France et de ses partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel».
Fort de ses nouvelles ambitions pour la collaboration française dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, Emmanuel Macron a convié ses homologues burkinabè, tchadien et nigérien à une réunion à Paris ce vendredi 12 novembre 2021. Le remaniement de la Force Barkhane a été abordé et plus particulièrement, la nouvelle initiative du gouvernement français de « recentrer » son action sur la lutte contre le terrorisme et le soutien aux armées nationales. Il a également été cas, des futurs activités jointes avec le G5 Sahel. Plutôt cette année, la France a annoncé le retrait partiel de ses troupes au Nord du Mali afin de les redistribuer autour de Gao et Ménaka, au Niger et au Burkina Faso. Ce remaniement avait reçu un accueil mitigé des membres de la transition malienne.
La sortie du chef de file de l'Opposition politique burkinabè Eddie KOMBOÏGO sur la situation nationale n'a pas été du goût du président du Paren. L'ancien ministre de la Culture, actuellement conseiller spécial du Président du Faso en charge des affaires culturelles, dans un entretien l'a fait savoir. Abdoul Karim SANGO estime que "face à l’hydre terroriste, les victimes ne sont d’aucune chapelle politique. Ils sont tous nos frères et sœurs quel que soit notre bord politique. C’est pourquoi, il faut se garder de vouloir exploiter de manière détournée la détresse des populations vivant dans les zones d’insécurité." Pour lui," il est complètement irresponsable de lancer un ultimatum à un gouvernement dans une situation aussi complexe et confuse." Il a laissé entendre que, cette situation difficile que traverse le pays ne saurait être "une bouée de sauvetage" pour le président du CDP, Eddie KOMBOÏGO, dont le parti connaît des soubresauts.
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